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4 (1815)
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323
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il ny a point de liberte , parce quon peutcrairidreque lememe monarque ou le inemesenal ne fasse des lois lyranuiques pour lesexecuter tyranniqu erneut.

» II ny a point encore de liberte, si lapuissance dejuge nestpas separee delapuis-sance legislative et de lexecutrice. Si eileetait jointe ä la puissance legislative, le pou-voirsui' la vie et Ia liberte des citoyens seraitarbilraire; car le juge serait lcgislaleur. Sieile etait jointe a la puissance executrice , lejuge pourrait avoir la force dun oppresseur.

» Tout serait perdu , si le ineme liomme,ou le meine corps des principaux, ou desnobles , ou du peuple, exercaient ces trdispouvoirs : celui de faire des lois, celui dexe-cuter les resolulions publiques, et celui dejuger les crimes ou les differends des particu-liers. » ( Esprit cles lois, Uv. 11, chup. 6 . )

Voila ce que pensait Montesquieu avec nosplus grands ecrivains. Tons croyaient que ladivision des pouvoirs etait une cliose essen-tielle au maintien dune monarcliie moileree.Cestsur ce principe que nos lois ontete redi-

gees depuis vingt-cinq ans, et eest aussi ce

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