decerner des recompenses publiques a cetrxqui -vivent encore. En consequence, il a faitpartir ponr Rennes Je sieur IN***; el cetliomme , de coucert avec une commissioncreee ad hoc , a ete charge de distribuer descroix de Samt-Louis et des pensions aux as-sassins denos parens,de nos amis, a lous leschouans, einm mol, qui s’y sont rendus lesplus celebres par leurs brigandages et leurscrimes.
Nous aurions de la peine ä vous peindre ,Messieurs, l’indignation dout les babitans deRennes se sont senti penelres lorsqu’ils ontappris que le sieur N*** etait dans leursmurs , et qu’il y etait pour un pareil objet.Cette juste indignation a commence ä se ma-nifester des le premier janvier, ä la Jeclured’une afficbe par laquelle le sieur N ¥ ** in-\itait tous ses complices de la conlree ä sereunir a Rennes , le 10 du mois, pour y rece-Toir les rec(>mpenses dues a leurs nobles ser-\ices. On n’a pas pu soulfrir la vue d’un pla-card aussi scandaleux- et, malgre la surveil-lance de plusieurs factionnaires, on l’a faitdisparaitre en quelques instans de tous les