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de mademoiselle Raucourt avec les Jumieresde Ja raison , nous n’hesiterons poinl ä leregarder cotnme l’abus le plus intolerable.Quoi! c’estau dix-neuvieme siede cpi’on veutressusciter des coutumes et des prejuges quiout deshonore les siecles oü ils ont pris nais-sance ! La profession de comedien est-ellecriminelle en elle-meme ? n’exige-t-dle pasdes etudes et des talens dislingues ? Lesgrands poetes qui ont illuslre la scene fran-caise jouissaient^ pendant lcur vie , d’uneestime meritee; Ieurs ouvrages et leurs nomssont immortels 3 et ceux qui leur serventd’iuterpreles , qui donnent pour ainsi direla vie a leui s conceptions, et font ressortirles beautes de leurs chefs-d’oeuvre, seraientmeprisables et prives de la coramunion desüdeles ! Un fanalismepersecuteur peut adop-ter une pareille idee ; mais eile est repousseepar la juslice et par la raison. Le Theälre-*Lrancais est epure , la decence et la moralen’y sont jamais blessees, et le genie y prelew la vertu la force de l’eloquence. C’est uneinstilulion vraimenl nationale , et ceux quiconcourent a soulenir sa gloire merilent la