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je sois devcnu son agenl? Serait-ce pour re-monier au rang oü il m’avait eleve? Non ,Messieurs, non, on ne renonce pas volon-tairement h des dignites qu’on a acqnisesavec honneur , pour les reconquerir ensuilepar des infamies. Si j’avais eie avide de ri-cliesses ou d’honneurs, je serais reste ä Na-ples oü l’on m’en olliait; et, apres avoir servimon pays avec queique gloire , je ne seraispas renire en France pour y resier sans for-lune , et m’y deslionorer graluitement.
» Je 'fus iie, je l’avoue , avec le roi deNaples; j’avais ete son aide - de-camp pen-dant dix annees; il m’avait eleve ensuite äla premiere dignite de son royaume $ el cesbienfaits, qui lui donnaient sans doule quel-ques droits ä rna reconnaissance , n’etaientpas ceux auxquels j’avais ete le plus sensible.Ayant ete enleve par une troupe d’Espagnolsau moaient oü l’insurrection de l’Espagnecommenca ä echter, je fus retenu prison-liier pendant trois annees ; mon epouse, qnin’ctait alors ägee que de dix-neuf ans , reemdes soins si tendres de la reine de Naples,qu’une mere n’qn aurait pas prodigue davan-