soui en presence de l’ennemi, les devoirsdes soldats ont des limites, et les Jois nepunissent pas l’infraction de tous avec uneegale severite, parce que lous n’ont pas laKeine importance. Mais si l’on decidait quedes ordres etrangers au Service sorit obliga-loiresj et que celui qui refuse de les execu-ter ou qui les execute mal peut elre puni, onlomberait dans J’arbitraire le plus, effrayant,puisqueles devoirs qui resulteraient de cetordre ne se trouveraienl ni definis ni limitespar aucune loi.
Si le ministre de la guerre ordonnait ä dessoldats d’äller atlaquer le roi dans les Tuile-ries, les soldats devraient-ils lui obeir ? de-vraierit-ils lui obeir s’il Ieur ordonnait d’en-lever un de ses collegues ou quelques-unsdesmembres des deux chambres? devraient-ils lui obeir s’il leur ordonnait de s’emparerde la cour de Cassation, du conseil d’etat oude lel aulre corps constitue? devraient-ils luiobeir s’il leur ordonnait seulement d’arreterles avocats ou lesavoues? enfin , devraient-ilslui obeir s’il leur ordonnait d’arreter unsimple citoyen ? Si l’on decide qu’il ne leur