ralt lui dire : Sire, un parliculier a parle pü- 1bliquement d’unprince ignorant, vindicatif,sans talens, sans caraclere , et ce prince qu’iln’a pas designe ne peut etre quevous? Untellangage ne devrait - il pas etre consider^comme un outrage fait a la mojeste royale,et le ministre ne meriterait-il pas de suhirlui-meme la peine qu’il aurait voulu faire ap>pliquer ä un autre ?
Telle est cependant la conduite du mi-nistre de la guerre. Le general Exelmansavait ecrit au roi de Naples que tous lesprinces derEuropel’aYaienlreconnu, excep-teceux qui n’etaient nullement d craindrspour lui. Cette excepiion ne pouvait etreoffensante que pour les princes qui avaientun inleret reel ä renverser le tröne de Napleset qui n’en avaient pas la puissance; il etaitdonc nalurel de l’appliquer ou au roi deSicile, ou au roi de Sardaigne, ou au pape ,qui en elfet ne sont pas tres- dangereux, lors-qu’ils sont abandonnes ä leurs propres forces;mais le ministre n’en a pas ptge ainsi : il äpense que le passage dont il s’agit s’appli-quait au roi de France, et il a interprete