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4 (1815)
Entstehung
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134
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Bonald elablit l’ctat de la grande questioaqu’il s’est propose de resöudre.

Jusqu’au 15 e sied e, dit-il, la chretienle avaitvecusurdeux principes, la religion etla mo-narchie. A lafaveurde ce doublelien quiunis-Sail elroilement les peuples aux monarques,ei les peuples et les monarques aux chefs del’eglise , l’Europe ne formait qu’une grandefamille , au sein de laquelle regnaient Toi dreet. la iranquillite. Si cel lieureux etat de paixelail quelquefois troublepar desguerres eutrevoisins , ces lüttes passageres ne servaientqu’ä developper les forces des etalssans com-,prometlre leur independance , et eiles resis-taient rarement ä l’intervenlion du clief del’eglise, pere commun des peuples cbretienset lien universel de la sociele europenne.

La reformation de Luther vint renversercet ordre de choses. La moitie de l’Europebrisalesliensqui l’attachaient au Saint-Siege ,et bientot, parmi les peuples separcs deRome, on etablit en principe qu’il etait desbornes a l’obcissance qu’on devait aux prin-ces. La cour de Rome voulut defendre saSuprematie ; la plnpart des rois restes catho-