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«Pour être {l’accord avec lui même, le despotismene doit jamais s’arrêter, il faut qu’il s’avance tou-jours : or c’est en avançant toujours qu’il tomberadans l’abime. Il ne reste donc au Gouvernement qu’unseul moyen de salut : c’est de revenir franchementsur ses pas.” ( Courrier delà Meuse 1 ! Février, Col. 5 ).
«N’assistons-nous pas à la démolition de l’édificeconstitutionnel?” ( Catholique 29 Janvier,” Col. /{).
Si l’on renvoyait M. de Potter et ses prétenduscomplices devant la cour d’assises et que la courd’assises les condamnât à mort, quid juris ? (quel se-rait le droit?) Suffirait-il de frémir d’horreur? Lavictime serait-elle immolée ?” ^ ( Journal de Louvain10 Mars, Col. 2).
»M. de Potter et ses complices vont être condam-nés à mort, ou bien ils seront absous. Dans lepremier cas, les tigres à soif de sang humain,oseraient-ils se flatter, qu’on permettra l’assassinatjuridique de six Belges, chers à leurs compatriotes,et défenseurs éprouvés des libertés publiques ? Croi-raient-ils qu’on pourrait empêcher un forfait aussi horri-ble sans réaction contre les assassins et leurs complices ?Dieu seul, qui tient dans ses mains les peuples etleurs destinées, Dieu seul est instruit dés bornes oùs’arrêterait la vengeance populaire; mais quelles quesoient les bornes où elle s’arrêtât, les ministres n’enseraient pas moins les premières victimes!” [Journalde Louvain 11 Mars , Col. 6).
«Le Gouvernement peut-il compter sur la conti-nuation du calme qui s’observe depuis quelques joursdans le Royaume ? Oui, s’il saisit l’occasion favora-ble qui se présente de faire spontanément droit à nos