255
ser la marche suivie par l’agent anglais, nousne devons pas omettre de faire mention de l’es-pèce d’intimité qui s’était établie entre le noblediplomate et quelques sommités de la révolte,parmi lesquelles figuraient les êtres lesplusmé-prisables que nos provinces renferment,
Ce fut à ces sources impures qu’il puisa prin-cipalement ses rcnseignemens sur l’opinion etl’état du pays et les transmit à Londres pourservir de guides à la Conférence.
C’est donc la politique Anglaise, que l’on peutaccuser avec justice d’être la cause principalede la consistance, qu’à prise la révolte de nosprovinces et des graves inconveniens, ainsi quedes dangers qu’elle a entrainés et pourra entraî-ner encore pour les autres pays. C’est parconséquent à l’Angleterre que l’Europe doit yirin-cipalement demander compte (et puisse-t-elle lefaire bientôt) des ilôts de sang que l’exemple decette révolte à fait couler dans quelques états,des sommes immenses que les attaques dirigéescontre le principe d’ordre et les moyens de dé-fendre ont absorbées et absorbent encore, ainsique de toutes les misères qui sont résultées pourles peuples de cet état général de perturbation.
Nous disons, que c’est principalement à l’An-gleterre que l’Europe est en droit de demanderce compte, parce que si elle ne se fut pas al-liée à la France pour faire prévaloir la cause