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les plénipotentiaires avaient, encore quelques se-maines avant, déclarées irrévocables.
Ces articles furent, sans aucun doute, l’ouvragede l’insidieuse politique Anglaise, et par une dé-férence, que nous ne voulons pas qualifier, lesdélégués des autres Puissances , du moins de trois,y donnèrent leur assentiment.
L’Angleterre avait consenti au protocole du20 Janvier, parce qu’à cette époque, la ques-tion: qui usurperait le trône de la Belgique?était encore indécise ; mais du moment où un deses vassaux, par suite des plus honteuses intrigues,y fut appelé, sa politique se montra dans sonvrai jour.
Comme Belges, nous n’avons pas les intérêtsdes provinces du Nord à défendre ; aussi n’enparlons-nous , que quand les nôtres s’y trouventliés et qu’ils sont compromis ensemble; ils serontd’ailleurs bien mieux défendus par eux-mêmes.Mais si telle était notre tâche, nous n’aurionspas de peine à démontrer, que les 18 articles enquestion n’étaient qu’une embûche que l’oji avoulu dresser à la bonne foi d’un peuple loyal.Nous tirerions nos preuves des discours mêmesdes meneurs de la révolte. Voici sur quels mo-tifs l'homme, qui faisait alors l’office de ministredes affaires étrangères, fondait sa demande dedélibérer en comité secret sur les articles pré-cités :