Nous devons encore faire remarquer que,malgré le système de terreur que cette réunioninfernale, appelée association patriotique, avaitorganisé dans le pays et qu’elle entretenait parune populace salariée, de nombreuses pétitionsavaient été rédigées et adressées au congrès parles plus honorables citoyens pour l’engager àrevenir sur l’acte par lequel il avait osé pro-noncer la déchéance de la dvnastic des Nassau.
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Quelque pressantes, quelque fortes de raisons quefussent ces jrétitions, elles restèrent non seule-ment sans effet; mais la plupart ne furent pasmême rendues publiques.
Ne se faisant nullement illusion sur l’avenirdu pays, au cas où un prince étranger fut ap-pelé à nous gouverner, toute la masse des hom-mes éclairés et bien pensans resta complètementindifférente aux débats qui s’étaient élevés ausujet des deux candidats, sachant bien qu'aufond ils n’avaient pour objet que la question desavoir qui, de la France, ou de l’Angleterre,tirerait la plus grosse part de notre ruine.
Les voeux de tous les hommes honorables nepouvaient donc se porter que vers le retour duprécédent ordre des choses, comme vers le seulmoyen de rendre à notre infortunée patrie lerepos et le bonheur. Ces voeux se manifestèrentde plus en plus dans les réunions particulières descitoyens, comme dans les lieux publics. Partout