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letprécèdent, et, qxiaprès mure réflexion, on avaitabandonné le projet de réunir notre pays à laFrance.
Ainsi une bande de conjurés a osé s’ériger enarbitre de nos destinées et délibérer, avantmême qu’ils eussent fait éclater la révolte dansnos provinces , sur la question de savoir : si l’onnous vendrait, ou non, à une puissance voisi-ne ? nous nous servons du mot vendre, car cesmisérables ne considéraient le pays que commeune chose , dont ils pouvaient librement disposerà leur profit, d’une façon, ou de l’autre, ce quiest évidemment démontré par l’aveu que nousvenons de rapporter. L’on devait donc s’atten-dre à ce que le congrès, dont la majorité secomposait d’auteurs et de fauteurs de la révolte,agirait d’après le système de ceux qui déjà enAoût disposaient de nous en maîtres, et que ninos voeux ni nos intérêts seraient pour quelquechose dans leurs délibérations. C’est ce qui ef-fectivement arriva.
Le congrès, s’écartant du voeux, émis par lesEtats-Généraux dans leur session extraordinairede Septembre, pour la séparation administra-tive des deux divisions du Boyaume , séparationque la ligue avait elle-même demandée en der-nier lieu, s’empressa de proclamer l’indépendanceabsolue de la Belgique.
Quoique l’on crut d’avance capable de tout