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élemens qui avaient concouru au désordre, pu-rent être admis à voter : les ecclésiastiques quiavaient déjà joué un si déplorable rôle dansles événemens précédons, se distinguèrent encoredans cette circonstance par une rare activité etprirent, en quelque façon, sur eux le soin de di-riger les élections ; ce qui leur devint d autantplus facile , que la plupart des citoyens nota-bles, détestant la révolte et tout ce qui se ratta-chait à elle, se voyant d’ailleurs sous la coupedes ligueurs et de leur auxiliaire, la populace,s’abstinrent de prendre part aux opérations élec-torales.
Ce prétendu congrès national ne fut donc,du moins dans sa grande majorité, qu’une éma-nation de la révolte, dont les auteurs et fauteursavaient pour ainsi dire dicté les choix: aussises actes n’ont ils pas démenti ce caractère.
L’état désespérant où se trouvait le pays mitle Roi dans la nécessité d’invoquer la médiation,et au besoin l’intervention des puissances signa-taires des traités de Vienne de 1815. Cette né-cessité devint d’autant plus urgente, que l’ori nepouvait pas ignorer, que la révolte de nos pro-vinces était soutenue par les conseils et les se-cours de la France, et que l’on devait craindreque l’Angleterre ne se crut intéressée à la fa-voriser également,
Les puissances, sentant de leur côté toute la