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de la ligue belge à Paris. D’après ce plan, ilfallait abandonner la demande en redressementdes soi-disant grièfs,pour laquelle les députésligueurs étaient encore à la Haye, et lui substi-tuer celle d’une séparation administrative entreles deux grandes divisions du Royaume, commeplus propre à avancer les affaires de la Franceen Belgique et à assurer aux chefs de la révoltele maniement des affaires dans nos provinces.La nouvelle combinaison fut donc adoptée parla ligue et dès ce moment on n’entendit plusparler que de séparation, en attendant que d’au-tres projets vinssent à éclore.
Quoique les vues définitives des conspirateursne fussent plus un secret pour personne; le Roin’en fit pas moins encore une dernière tentativepour faire renaître l’ordre et convoqua à cettefin extraordinairement les Etats-généraux poul-ie 13 Septembre.
Tout porte à croire que déjà à cette époqueles factions unies voulaient essayer d’opérer laséparation absolue entre le Midi et le Nord,puisqu’elles 1 engagèrent les députés et les mem-bres de la première chambre appartenons auxprovinces méridionales, à ne pas se rendre à laHaye, mais à se réunir à Bruxelles. Plusieurss’y réunirent en effet; mais voyant qu’ils y res-taient en grande minorité, ils prirent le partide se conformer à la convocation légale.