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que le Gouvernement faisait exécuter, ne de-vaient être tirés de l’étranger qu’en cas d’im-possibilité de se les procurer dans le pays. Lors-que dans quelques unes de nos villes manu-facturières une crise s’était manifestée par suitede la faillite de plusieurs maisons qui s’étaientlivrées à des spéculations aventureuses, le Rois’empressa de concourir à l’établissement de cais-ses pour l’escompte des effets des fabricans so-lides, qu’une crainte panique avait fait refuserau déhors et dont le retour pouvait occasionnerd’autres faillites.
Quant à nos hauts fourneaux, nos forges etnos houillières dans les provinces du Hainaut,de Namur, de Liège et dans le grand Duché, ilest certain et notoire, qu’ils n’auraient pas puprospérer, si le Roi n’eut pas rnis sur ces objetsvenant de l’étranger un droit fort élevé , auquel,comme nous l’avons déjà fait observer, le com-merce des provinces du Nord a eu le généreuxdésintéressement de se résigner, quelque préju-diciable qu’il lui fut.
Il en est de même du droit imposé sur lescéréales étrangères par lequel le Monarquesauva, il y a plusieurs années, l’industrie agricoled’une crise qui menaçait de l’arriérer pour long-tems.
Ce fut par suite de cette vive et constantesollicitude dont nous venons de citer quelques