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grands moyens de compensation, en ce que lesadministrations des mines, de l’industrie natio-nale et des affaires du culte Catholique auraientpu être fixées à Bruxelles, comme y étant à por-tée des objets de leurs attributions. Il est pro-bable aussi que cet arrangement serait entré dansla pensée du Gouvernement ; mais la ligue vou-lait autres choses que des mesures de compensa-tion et de conciliation.
D’après ce qui s’était passé aux assembléesde l’ordre équestre et des états provinciaux, en1828 et 1829 on ne pouvait pas espérer que leschoses marcheraient d’une manière plus satisfai-sante en 1830. Les craintes que l’on avait con-çues à ce sujet ne se réalisèrent que trop: lesfactieux dominèrent dans presque toutes ces as-semblées encore plus que précédemment et ob-tinrent aux élections dans le plus grand nombredes provinces des résultats entièrement favora-bles à leurs vues.
Les amis de l’ordre légal ne purent dès lorsplus se dissimuler la grandeur du mal que l’es-prit de faction avait causé et causerait encoreau pays, et l’extrême difficulté qu’il y avait d’yapporter un remède efficace.
Les progrès, qu’avait fait une ligue impie versun bouleversement de la société, étaient d’autantplus inexplicables et désespérans que les améli-orations notables, qui s’étaient successivement