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monde, et presque constamment heureuses, nel’ont-elle pas moins conduite à sa perte, poprainsi dire, de victoire en victoire ?
Qui ne voit d’ailleurs que ce déplorable sys-tème de despotisme militaire, nous fait rétrosgrader à grands pas vers les siècles de barbarie.Déjà, comme dans les temps d’anarchie de larépublique romaine, des légions factieuses, sansreconnaître d’autres lois que celles de leur vo-lonté , appelaient à régner sur les peuples qu’ilsopprimaient, le général qui avait sü captiver leurssutFragcs \ ou comme cheç les Asiatiques, desjanissaires audacieux élevaient ou déposaient ,selon leurs caprices, le chef du gouvernement.
Disons plus, cet état de choses nous reportemanifestement vers les époques désastreuses del'établissement de la barbarie féodale. Comment
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s’établit, en effet, cette féodalité contre laquelleles peuples éclairés s’élèvent aujourd’hui d’unemanière si unanime? La philantropie est née dela civilisation ; les hommes, naturellement cruelset ennemis de leurs semblables, lorsque l’éduca-tion n’a point corrigé la férocité de leur carac-tère, ont dû nécessairement se livrer àla guerredès les premiers temps de leur existence, pourdéfendre les uns contre les autres leur vie et