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Relation fidèle et détaillée de la dernière campagne de Buonaparte, terminée par la bataille de Mont-Saint-Jean, dite de Waterloo ou de la Belle-Alliance
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illimité à leur goût pour le brigandage, goûtrafinépar dix ans de guerres qu’on ne peut com-parer, par les ravages qu’elles exercèrent, qu’àCes excursions de hordes barbares sur les terresde leurs voisins. Ainsi, courant de maison enmaison, de grenier, en grenier, de cave en cave,les soldats ne revenaient au camp que chargésde dépouilles, et après avoir anéanti ce qu’ilsne pouvaient emporter : trop heureux si, enbutte à toutes sortes d’invectives et de mauvaistraitemens , le pékin , accusé d’avoir trop biencaché son argent, parvenait à échapper à leurvengeance , en laissant à leur discrétion tout sonavoir.

La plupart des officiers, il est affligeant del’avouer, ne s’opposaient que très-faiblement àcet infâme pillage, et le toléraient, en disantavec une sorte de satisfaction : « Pourquoi n’y« a-t-il pas de magasin; il faut bien que le soldat«vive. » Et quand le soldat vivait, l’officier,comme on peut le croire, était dans l’abon-dance, et n’avait que l’embarras du choix. Re-connaîtra-t-on à ces traits le caractère éminem-ment loyal, désintéressé, généreux et délicatdes officiers français? Non, sans doute ; maisautre temps, autres mœurs et il appartient aux