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les destinées de la patrie. Aussi, cet infâmeacte additionnel qui, en découvrant sans ré-serve l’intention de faire légaliser un régimede domination purement despotique, aurait dûvouer à l’exécration publique le dictateur quiavait l’audace de le présenter comme libéral,fut-il admis servilement par ceux qui, en affec-tant de parler le langage de l’indépendance,n'étaient au fond que de passifs interprètesdes volontés du maître. On eut l’impudencede proclamer, comme l’expression du vœunational, l’opinion inconsidérée de quelquesmilliers d’individus de la classe du peuple lamoins susceptible d’être investie d’un pouvoirdélibératif, et la plupart faisant partie d’une sol-datesque ignare, absolument incapable de toutdiscernement. La France, en un mot, compri-mée par la terreur, et traitée en pays conquispar sa propre armée, fut contrainte à recon-naître les lois qui consacraient sa servitude , etla replaçaient à jamais sous le joug des Vandalesde Buonaparte.
Pendant que ces évènemens se passaient dansla capitale , les armées n’avaient cessé de re-cevoir des renforts considérables et d’opérer desmouvemens de concentration sur les frontières.