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etranger au canton où il opère , il n’a nul interet ni àexagérer ni à affaiblir les évaluations. Son seul intérêt estde bien faire, dans la crainte de voir rejeter son travail,et d’en perdre à-la-fois le prix et le mérite.
Précautions pour assurer la fidélité des Evaluations.
I I I 4- II serait au surplus bien difficile aux expertsde s’écarter de l’impartialité : commandés par une foulede renseignemens, accompagnés dans tous leurs travauxpar les contrôleurs, forcés de suivre pas à pas les instruc-tions, ils n’opèrent que sur des abstractions: ce n’est pointla vigne de tel propriétaire, le pré de tel autre que l’expertévalue ; c’est l’arpent de vigne, l’arpent de pré de telle outelle classe. Déjà il a tarifé toutes les terres, qu’il ne saitencore ni sur quels propriétaires tombera telle partie deson tarif, ni quel en sera l’effet; toute son opération estfinie, et il ignore quel sera le revenu de chaque pro-priétaire et le revenu total de la commune.
Difficulté de favoriser dans le Classement des terres.
I i I j. L’expert ne classe pas en même temps toutesles possessions d’une même personne ; il détermine laclasse de chaque parcelle, à mesure qu’il la rencontre surle terrain ; et il serait impossible qu’il parvînt à distinguer,dans trois, quatre, six, dix mille parcelles, celles qui appar-tiendraient au propriétaire qu’il voudrait favoriser.
D’un autre côté, le contrôleur, qui l’accompagne sanscesse , s’apercevrait nécessairement de cette intention ,puisque c’est lui qui tient le tableau indicatif, et qui seraitobligé, à chaque parcelle, de nommer le possesseur.
Enfin le tableau de tout le classement est déposé, pen-dant un mois , à la mairie; et tous les habitans sontCadastre. “ Recueil. T t