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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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LUTÈCE. „

de la porte de la maison. Cependant les compositionsd'Ililler ne rappellent jamais une pareille bête peu mu-sicale, mais seulement des rossignols, des alouettes etd’autres volatiles printaniers.

Il n’y a pas eu cette année non plus manque de con-certs de pianistes. Notamment les Ides de mars ont étésous ce rapport des jours néfastes. Tout cela tapote etcarillonne et veut être entendu, ne fùt-ce qu’en appa-rence, pour pouvoir se donner au delà de la barrière deParis les airs d’une grande célébrité. Ceâ disciples dePart savent exploiter suffisamment, surtout en Alle-magne, le chiffon d’éloges de feuilleton qu’ils obtiennentici en mendiant ou en intriguant avec bassesse, et dansles réclames en province ou à l’étranger on annoncealors fièrement l’arrivée du célèbre génie, du grand Ro-dolphe W., le rival de Listz et de Tlialberg, le héros dupiano-forte, qui a fait à Paris une si grande sensation,et qui a même été loué de tel ou tel roi de la cri-tique , Ilosannah ! Celui qui a vu par hasard à Paris unpareil insecte, et qui sait en général combien peu on faitici attention meme à des personnages beaucoup plusconsidérables, celui-là doit bien rire de la crédulité denotre public allemand, qui ajoute foi aux réclames desfeuilletons français, sérieusement reproduites dans lesjournaux d’outre-Rhin. Cependant l’outrecuidance desvirtuoses est trop dégoûtante pour s’en amuser long-temps, et puis la cause de ce mal est trop attristante enelle-même, carelle réside dans l’état déplorable de notre