prises lucratives. Du dernier emprunt aussi, on ne lui apas concédé la moindre parcelle, et quant à une parti-cipation à de nouvelles sociétés de chemins de fer, il estforcé d’y renoncer complètement depuis qu’il a subi,dans sa gestion du chemin de fer de Versailles de la rivegauche, un échec si lamentable, et qu’il a causé parses malencontreux talents d’arithmétique de si terriblespertes à ses commettants. Aucun ne veut plus entendreparler de lui, chacun le repousse, et même son uniqueami (qui, soit dit en passant, n’a jamais pu le soutîrir)même son Jonathan, le stockjobber Laensedorf, l’aban-donne et court maintenant sans cesse après le baronde Meklenbourg qu’il talonne avec pne affection si em-pressée, qu’il a l’air de vouloir lui entrer entre les basquesde son habit. — Je ferai remarquer aussi en passantque le baron de Meklenbourg, un de nos plus zélésagioteurs et industriels, n’est nullement israélite,comme on le pense d’ordinaire parce qu’on le confondavec Abraham Meklenbourg, ou parce qu’on le voit laplupart du temps parmi les forts d’Israël, parmi lespiliers plus ou moins respectables de la bourse, où ilss’assemblent autour de lui ; car ils l’aiment beaucoup.Ces gens ne sont pas, comme on voit, des fanatiquesreligieux, et leur défaveur pour le pauvre Léo nepeut donc être attribuée à des motifs d’intolérance; ilsne lui en veulent pas pour avoir déserté la religion deMoïse, et ils ont seulement haussé l’épaule avec pitié àpropos de cette apostasie qui n’était pas non plus unq
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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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