comparé à Louis XIV ; et en réalité, par contraste avectant d’autres banquiers qui aiment à s’entourer d’unétat-major de médiocrités, nous avons toujours vuM. James de Rothschild dans les relations les plusintimes avec les notabilités de toutes les disciplines :quand même il n’en avait pas de connaissances spé-ciales, il savait toujours lequel y était l’homme le pluscapable. Il ne connaît peut-être pas une note de mu-sique, mais Rossini fut constamment l’ami de la maisondans l’hôtel de Rothschild. Ary Schelfer est le peintreordinaire de M. le baron; Carême était son cuisinier.M. de Rothschild ne sait certainement pas un mot degrec; mais l’helléniste Letronne est le savant qu’il dis-tingue le plus, et avec qui il aime à s’entretenir. Sonmédecin personnel était l’ingénieux Dupuytren, et ilrégnait entre eux deux l’affection la plus fraternelle.Le mérite d’un Crémieux, ce grand jurisconsulte à quiest réservé un grand avenir, fut de bonne heure comprispar M. de Rothschild, et il le choisit pour son avocat. Ila de même apprécié dès l’abord les talents politiques deLouis-Philippe, et il fut toujours sur un pied familieravec ce grand maître de l’art gouvernemental. ÉmilePereire a été tout spécialement découvert par M. deRothschild, qui devina la capacité pratique, la hauteintelligence de ce Ponlifex maximu s des ponts et chaus-sées ferrés; il en fit tout de suite son premier ingé-nieur, et fonda par lui le chemin de fer de Versailles. Lapoésie, aussi bien la française que l’allemande, est éga-
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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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