LIITÈCE.
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Mais, cher lecteur, je vous demande pardon de vous en-tretenir de pareils moucherons ; toutefois leur bourdon-nement importun peut à la fin pousser l’homme le pluspatient à saisir le claque-mouche. Et puis j’ai voulu mon-trer ici quels volatiles du fumier sont prônés par nos hon-nêtes éditeurs de musique comme des rossignols alle-mands, comme des successeurs et même des rivaux deSchubert. La popularité de Schubert est très-grande àParis, et son nom est exploité de la manière la plusdéhonlée. Le plus misérable rebut de romances paraîtici sous le nom simulé de Camille Schubert, et les Fran-çais, qui ignorent sans doute que le prénom du véri-table Schubert est François, se laissent tromper de lasorte. Pauvre Schubert ! Et quels textes on substitue àceux de ses compositions ! Ce sont surtout les Lieder deHenri Heine, mis en musique par Schubert, qui ont unegrande vogue ici, mais les textes sont si horriblementtraduits cpie le poëte fut très-satisfait en apprenant com-bien les éditeurs de musique sont loin de se faire uncas de conscience de taire le nom du vrai auteur, et demettre sur le titre de ces Lieder le nom de quelqueobscur parolier français.
Je veux terminer cet article par une bonne action.On me dit que M. Schindler à Cologne, où il estdirecteur de musique, se chagrine beaucoup d’avoirappris que dans un de mes rapports sur la dernière sai-son musicale j’ai parlé dédaigneusement de sa cravateblanche, et même affirmé que sur ses cartes de visite