LUTÈCE.
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la médiocrité bien dressée atteint le but. Qu’un Pégasesoit à peine admis à la course parlementaire et qu’il y aità éprouver mille sortes de dégoûts, cela va sans dire ;car le malheureux a des ailes, et il pourrait un jours’élancer plus haut que ne le permet le plafond dupalais Bourbon. Mais que nous importe! Ce qui nousintéresse, ce n’est pas ce brouhaha de maquignonnage,ces trépignements et hennissements de l’égoïsme, cetumulte des intérêts les plus sordides qui se parent desplus brillantes couleurs, ni les cris des palefreniers etla poussière du fumier — nous ne nous soucions que desavoir si les élections tourneront à l’avantage ou au pré-judice du ministère? Là-dessus on ne peut encore rienannoncer de positif. Et pourtant le sort de la France etpeut-être du monde entier dépend de la question quiconservera la majorité dans la Chambre nouvelle. Je neveux aucunement avancer la supposition qu'il pourraitsurgir parmi les nouveaux députés de bien puissantsferrailleurs, capables de pousser le mouvement jusqu’àsa dernière extrémité. Non, ces nouveaux arrivantsn’agiteront que des paroles et encore des paroles, et ilsredoutent l’action autant que leurs prédécesseurs;même le plus déterminé des novateurs de la Chambrene veut pas renverser avec violence les choses exis-tantes, il veut seulement exploiter à son profit certainesappréhensions des puissances qui s’agitent en haut, etcertaines espérances qui couvent en bas de la société :la peur des supérieurs et les appétits des inférieurs.