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Lutèce : lettres sur la vie politique, artistique et sociale de la France
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(EIÎVHES DE IIE SRI HEINE.

Bartholdy, qui attira notre attention justement par cerapprochement, et qui provoqua de lui-même la com-paraison avec Rossini. Dans la masse du public, cettecomparaison ne tourna nullement à lavantage de notrejeune compatriote : cest aussi comme si lon comparaitles Apennins de lItalie au monticule de Templovv prèsBerlin. Mais le monticule de Templow nen a pas moinsses mérites, et il se concilie le respect de la multitudedéjà parce quil porte une croix sur son sommet. « Sousce signe tu vaincras ! » Non pas à la vérité en France,le pays de lincrédulité, M. Mendelsohn a toujoursfait fiasco. Il fut lagneau sacrifié de la saison, tandisque Rossini a été le lion musical dont le rugissementretentit toujours. On dit ici que M. Félix Mendelsohnviendra sous peu en personne à Paris. Une chose cer-taine du moins, cest que par lintercession de piétisteset de diplomates dun grand pouvoir, M. Léon Pillet aété amené à faire confectionner par M. Scribe un libretfodont M. Mendelsohn doit composer la musique pour legrand Opéra. Notre jeune compatriote accomplira-t-ilavec bonheur cette tâche scabreuse ? Je ne sais. Son apti-tude artistique est grande, mais elle a des bornes et deslacunes qui donnent à réfléchir. Sous le rapport dutalent, je trouve une grande ressemblance entre M. FélixMendelsohn et mademoiselle Rachel Félix, lartiste tra-gique. Ce qui leur appartient en propre à tous deux,cest une grande sévérité, un sérieux très-sérieux, unpenchant prononcé de sappuyer sur le marbre impo-

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