LIITÈCE.
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Moins tristement que par la musique de Beethoven,je fus impressionné par un de ses soi-disant amis, l’amide Beethoven, titre sous lequel il se produisit partout àParis, je crois même sur ses cartes de visite. C’était unelongue perche noire, avec une cravate d’une blancheureffroyable, et une mine de croque-mort. Cet ami deBeethoven fut-il en effet son Pylade? ou bien comptait-ilparmi le nombre des simples connaissances qu’un hommede génie aime parfois à fréquenter avec d’autant plus deplaisir que ces gens-là sont plus insignifiants, et qu’ils ontun verbiage plus prosaïque, qui lui offre une récréationaprès de fatigants essors poétiques? En tout cas, nousvîmes dans cet exemple un nouveau genre d’exploitationdu génie, et les petits journaux raillèrent à cœur joiel’ami de Beethoven. « Comment l’éminent artiste a-t-ilpu supporter un ami si peu amusant et si pauvre d’es-prit! » s’écrièrent les Français, qui perdaient toute pa-tience en entendant le bavardage monotone de cetennuyeux compagnon. Ils ne se rappelaient pas queBeethoven était sourd.
La quantité d’artistes qui s’est produite dans des con'certs pendant la dernière saison, est incommensurable,et il n’y a point eu manque de pianistes médiocres quedes feuilles publiques prônaient comme des merveilles.La plupart d’entre eux sont des jeunes gens qui, de leurpropre et modeste personne, insèrent de telles louangesdans la presse. Ces sortes de glorifications de soi-même,qu'on désigne par le nom de réclames, forment une
il.