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à une solution prochaine de l’inextricable questiond’Orient. Au contraire, les affaires en Syrie s’em-brouillent de plus en plus, et Méhëmet-Ali y joue à sesennemis bien des tours dangereux. Des bruits singuliers,mais pour la plupart contradictoires, circulent sur lesruses par lesquelles le vieux [tacha s’efforce de recon-quérir sa considération perdue. Son malheur est lasuperfinesse qui l’empêche de voir les choses sous leurjour naturel. Il se prend dans les lacets de ses propresartifices. Par exemple, en captant les faveurs de lapresse et en faisant trompeter en Europe toute sorte denouvelles merveilleuses de sa puissance, il a gagné à lavérité la sympathie des Français qui estimèrent sonalliance au-dessus de sa valeur; mais il fut par là aussicause lui-même, que les Français, lui supposèrent desforces suffisantes pour résister sans leur assistance jus-qu’au printemps. Voilà ce qui le ruina, non pas sa tyran-nie, dont la Gazette d’Augsbourg donna des peinturesoutrées. Le lion malade reçoit maintenant de chaque petitcorrespondant le coup de pied de l’àne. Le monstre n’estpeut-être pas aussi mauvais que le prétendent, par dépit,les gens qu’il n’a pas corrompus, ou qu’il n’a pas voulucorrompre. Des témoins oculaires de ses actions géné-reuses assurent que Méhémet-Ali est personnellementgracieux et bon, qu’il aime la civilisation, et que c’est seu-lement l’extrême nécessité, l’état de guerre de ses pays,qui le force à ce système de concussion dont il affligeses fellahs. Ces infortunés paysans du Nil forment en