des Finances de la France. 449
le bien que j’ai pu faire ; luivez mes traces ;ayez pour vos peuples la tendre alfedionque j’ai fentie- pour eux : loin de détruireles établiIfements que j’ai formés pour laprofpérité de l’État , loin de rejeter mesprincipes d’ordre & d’économie, loin d’a-bolir les loix que j’ai rendues pour le fou-lagement du peuple & le fecours des mal-heureux , laites davantage encore , & quenos noms confondus foient bénis enfemble:mais dès les premiers jours de votre régné ,quand vous entendrez les acclamations tu-multueufes qui s’adrelferont à vous , necroyez pas avoir obtenu déjà l’amour devos fujets , ni qu’il foit li facile de mériterce fentiment : longez que ces premièresclameurs font des cris d’efpérance ; le peu-ple a tant de befoins , il diitingue li peu larnefure de ce que le meilleur des Rois peütfaire en fa faveur, que celui dont il ne con-11 oit encore , ni les qualités , ni les vertus,laiilant errer librement les vœux & les ef-pérances, excite & fatisfait toujours Tima-Torne III. F f