ues Finances de la France. 447
aux plus grandes penfées ; & en déployantfes moyens & fes forces pour le bonheurde fes fujets, il s’élève à la conception decet être infini, qui fenible avoir formé lemonde d’un trait d’amour & de puilfance.
C’eft dans ce cours toujours pur de fen-timents & d’aélions. qui s’allient enfemble,que le Roi bienfailant voit fes jours s’écou-ler ; & lorfqu’averti par la fucceflion desannées, que le moment approche où fesforces devront s’évanouir, il envifage avectranquillité ce terme inévitable ; & quandil n’eft plus tems d’agir ni de projetter, iljette un regard fur fon régné ; & latisfaitdu fage emploi qu’il en a fait, il s’aban-donne aux efpérances, que les âmes ver-tueufes & fenfibles font feules capables defaifir.
Que cette fin de la vie eft différentepour le Monarque qui n’a connu que l’am-bition & l’amour de la guerre ! que fonventce dernier inftant lui paroît terrible , & qu’iltire peu de fecours alors de fes aétions les