des Finances de la France. 42,7
dont on confent à' s’affranchir; mais au-jourd’hui, que la perfection générale del’induftrie & l’intelligence du commerce,ont mis plus d’égalité entre les jouiflancesdes nations, les guerres femblent apparte-nir davantage à l’ambition particulière desPrinces & à l’inquiétude de leurs Confeils.J’entends une defniere objection : les hom-mes aiment les hafards, & fouvent c’eftd’eux-mêmes qu’ils les cherchent : j’en
conviens, plufieurs y trouvent les honneurs& la fortune; mais ceux qui n’ont pour prixde leur fang que la fubftftance la plus indif-penfable , fi ce n’eft pas la force qui les en-gage, fi ce n’eft pas la difcipline qui lesretient, c’eft un fentiment exalté par l’exem-ple & par l’opinion : mais parce que deshommes auroient été placés dans une polî-tion où leur volonté même les conduiroit àdes malheurs; ces malheurs changeroient-ilsde nature? l’ignorance des hommes du peu-ple eft une minorité prolongée, & danstoutes les pofitions où ils fe trouvent preffés