4?4 l’Administration
Tel tit à-peu-près le langage que pour*,roit tenir un miniltre honnête & pénétré defes différents devoirs : je ne puis croire quede pareilles réflexions fuflènt étrangères auxdélibérations politiques ; on les trouveraitd’abord extraordinaires, & l’on réfuterait auminiltre qui parlerait ainli, les vues d’unhomme d’ïitat : mais comme la raifon aauffi fa dignité & fou afcendant , celui quife rangetoit fous fon autorité , celui quifans honte, comme fans prétention , oferoitavancer de grandes vérités, fe feroit jourpeut-être, à travers les préjugés ou les idéesd’habitude. Ces fortes d’idées ont, j’en con-viens, un très-grand empire, & quelquefoiselles s’emparent tellement de l’eiprit, qu’ondevient étranger aux fentiments les plus na-turels. Je ne puis me fouvenir, fans uneforte de frémiiïèment, d’avoir vu l’énoncéfuivant, dans un projet de fonds pour les•befoins de la guerre.
Quarante mille hommes à embarquerpour les colonies, ... 40,000.