des Finances de la France. 4x5-
nuelletnent, ne fut-ce que par l’effet de l’ac-croilfement du numéraire & par l’influencedes rembourfements habituels. Cependant,cette réduction fucceffive de l’intérêt eft unefource d’avantages inappréciables, & pourle commerce , & pour l’agriculture, & poul-ies finances.
Que l’on compare maintenant avec defemblables réfultats, le bénéfice qu’une guer-re heureufe ( & elles ne le font pas toutes )peut procurer à un Royaume parvenu audegré de profpérité où eft aujourd’hui laFrance ; & cette comparaifon, qu’on la faftè,non d’une maniéré vague, mais avec le le-cours de la réflexion & delà fcience , & l’onverra le plus fouvent qu’on a femé dix grainspour en recueillir un.
Sans doute avec tant de moyens de puif-fance , on peut avec vraifemblance, efpérerd’humilier fes rivaux & d’étendre fa domi-nation ; mais difpofer de fes forces pourle bonheur de fes fujets, mais fe faire ref-peder fans tous les fecours & les dangers