■pEs Finances de la France. |gf
fujets fur lefqnels je m’arrête : je connoisplufieurs intendants , qui n’ont befoin nide frein, ni d’encouragement ; & je doisdire que perfonne n’a pris plus de plaifirque moi, à leur rendre juftice & à fairevaloir leurs fervices : feulement, & puif-que je répands ici mes penfées, j’avoueraique j’ai toujours confidéré pomme une pe Ttite maniéré, ce dépit de voir à la tête desfinances, un homme étranger à la magiftra-ture:'je ne fais fi je me trompe, mais ilme femble qu’il y a communément un man-que de dignité perfonnelle dans cet efprit decorps, lorfqu’il fe développe avec énergie :je doute que Montefquieu eut pris fait &caufe avec effervefcence, pour tous les pré-fidents ; Helvetius, pour les fermiers géné-raux; ni de nos jours, Mr. de Malesherbes,pour tous les gens tenant la Cour des aides ic’eft donc, s’il m’eft permis de le dire, parun fentiment de fa petite fortune , qu’onmet fon orgueil en fociété ou fes jettons enbourfe commune.
Tome III. B b