des Finances de la France. 377 ’
■diverfité d’objets, & à faifir la chaîne qui leslie ; l’efprit de fyftême en généralité un petitnombre, & c’eft par la domination d’un oudeux principes, qu’il unit forcement toutesles parties. Le génie refpede les opinions com-munes, en les conûdérant comme le réfultat'd’une longue fuite d’obfervations, & il honorele bon fens, comme le gardien fidele de cesmêmes opinions. L’efprit de fyltême au con-traire, apperçoit par-tout des erreurs, parceque fon attention , dirigée toujours fur lamême ligne, ne voit jamais qu’une dimenfion,& il méprife le bon fens qui tient aux maxi-mes vulgaires , fans pouvoir fouvent les dé-fendre. Le bon fens eft relferré dans les limitesque la tradition des lumières a déterminées ;le génie les étend par de nouvelles conquê-tes , & l’efprit de fyftême fe fait un empireidéal par de fimples abftractions. Le bon fensvoit les objets tels qu’ils font; le génie endécouvre d’inconnus jufques à lui ; l’efpritde fyftême juge mal de tout, parce que foncompas trop ouvert, ne peut plus faifir la jufte