des Finances de la France.' 369
La diffribution régulière de tous fes mo-ments , eft encore infiniment néceffaire : ona l’air d’ignorer le prix du tems , on a l’aird’errer vaguement au milieu des foins queles affaires exigent, lorfqu’on n’a pas desheures marquées pour chaque travail , oulorfqu’on fe laiffe interrompre fans ceffepar des objets étrangers , à celui donton a voulu s’occuper. Je crains de paroi-tre minutieux , fans quoi je recomman-derois encore de mettre beaucoup d’ordre,jufques dans l’arrangement de fes papiers :j’ai connu des hommes en place , qui nepouvoient jamais trouver fans une longuerecherche, ceux dont ils avoient befoin :les manuferits accumulés de toutes partsdans le cabinet d’un miniftre, peuventavoir affez bon air auprès des fots ; c’eftpour èuxl’enfeigne des grandes occupations ;mais l’obfervateur expérimenté n’en juge pasde même.
Les audiences publiques trop fréquentes,font une véritable perte de tems, puifqu’011
Tome IJI. A a