des Finances de la France.' 3 y?'
Royaume ; mais la plus petite fournie devientintéreflante, quand on la rapproche de cettejfolde précife qui diftingue la recette de ladépenfe ; & j’ajouterai, que plus une pareillefolde eft rendue modique par la fedion del’année en diverfes divifîons , plus une lé-gère épargne acquiert de l’importance auxyeux de l’adminiftrateur ; car c’eft toujourspar des rapports avec d’autres idées * queles impreffions qu’on reçoit, font ou fuper-ficielles, ou profondes.
Je tiens d’un homme digne de foi $qu’ayant un jour demandé à l’Impératricede Ruffie , comment elle faifoit pour con-duire perfonnellement & fi bien fes finances, 1c'eft en comptant toujours , répondit-elle. Cemdt eft jufte, & d’un grand fens ; mais ilfaut de l’élévation pour favoir ramener à uneidée fimple une adminiftration vafte & com-pliquée , & il en faut encore pour le vouloir,lorfque cette adminiftration eft la fienne.
Enfin , c’eft par le fecours de l’ordre, queles diverfes connoifiauces propres à fervifTome III. %