des Finances de la France, jfj
circonftances exigent ; & ne fe trouvant ja-mais furpris par le moment, il n’eff pointobligé d’y faire des facrifices. On aura peineà croire qu’en entrant dans l’adminiftrationdes finances, ce ne fut qu’au bout de plu-fieurs mois d’un travail long & affidu , queje pus parvenir h connoître avec certitude ,les rapports qui exiftoient entre les revenus& les dépenfes de l’État, tant étoient épars& confus les renfeignements qui pouvoientconduire à cette inftruflion : mais lorfquej’eus raffemblé les éléments nécelfaires pourcompofer un tableau complet, il me,futaifé de rendre toutes ces connoiflances dif~tinéles , au moyen de régiftres compofésavec méthode & tenus avec exactitude. Ce-pendant , & pour me tenir en garde contreles erreurs pollibles, & pour venir à boutde pofféder prefque de mémoire, la fitua-tion du tréfor royal & l’enfemble des affairesqui y correfpondent, je renouvellois non-feulement tous les ans l’état général desrevenus & de dépenfes, en diftinguant avec
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