des Finances de la France. 54^
n’avoit plus befoin de leur appui, auroientété fort imprudentes à l’époque où lefccours&la bonne volonté des adminiftrateurs, pou-voient feuls accréditer ces billets. Au refte,la crife de l’année derniere, n’a fcrvi heureu-fement qu’à éclairer davantage fur lafoliditéréelle de la cailTe d’efcompte. Les confidé-rations que je pourrois prélenter à ce fujet,rentreroient abfolument dans les réflexionsque j’ai faites en parlant de la banque d’An-gleterre; les mêmes obfervations doivent ne-ceflàirement s’appliquer aux établiffementsfemblables. Je rappellerai feulement, que lesbillets de caiffe répandus dans la circulation,ont pour caution , & les lettres de changequi ont été prifes à efeompte , & le capitalentier fourni par les actionnaires. Ces lettresde change confidérées en maffe , font unemploi d’argent parfaitement folide; & félontoutes les vraifemblances , le réfultat desméprifes qu’on pourroit faire dans le choixd’une partie de ce papier, fe réduirait à di-minuer le bénéfice des actionnaires ; mais