î 3 es Finances de la France. 545'
& les particuliers par de faillies promefles ;mais il n’eut de confiance en aucune vertu ,& n’eut honte d’aucun défordre. Si ce fontlà de grandes idées d’adminiftration , il eftaifé d’y atteindre, en fe délivrant du jougde la réflexion , de la fagelfe & des princi-pes de morale.
La caille d’efcompte , établie à Paris ,eft une imitation, & des commencementsde la banque d’Angleterre , & des com-mencements de celle de Mr. Law : le fondcapital fourni par les actionnaires, eft aujour-d'hui de 17 millions foo mille livres.
La difficulté qu’il falloit vaincre , pourdonner de la coniiftance à cet établiiïement,tenoit au fouvenir du trouble & des malheursqu’avoit entraîné la banque de Law : je croisavoir pris, à cet égard , le fenl parti quipouvoit triompher de la difpofition des ef-prits ; c’étoit d’intéreffer au fuccès d’unecailfe d’efcompte , tous les principaux ban-quiers de Paris, puifque leurs recettes & leurspayements font tellement multipliés, qu’en
Y 4