des Finances de la France. 329
mefure que les billets de banque, augmen-tant en crédit, deviendront une forte demonnoie courante, la banque en difpofera
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i comme d’un capital en argent ; pourvu tou-tefois qu’elle tienne conftamment en cailfeune fomme d’argent effectif, fuffifunte pouracquitter à toute heure & à tout moment,les billets dont on demandera le payement;mais lors même que cette fournie de pré-caution devroit être d’un fur trois, ou d’unfur deux, il n’eit pas moins vrai que plusil y aura de billets de banque en circula-f tion , & plus les actionnaires de la banqueferont de profits.
Ce railonnement fpéculatif des premiersfondateurs de la banque d’Angleterre , pa-; roîtra fans doute parfaitement julte ; & l’ad-miniflration publique , en réfléchiflant furun tel projet, ou en l’encourageant lapreim-ere , prévit fûrement , que l’intérêtdes nouveaux actionnaires s'accorderait avecl’avantage de l’État; elle jugea, que fî ja-mais les billets s’accréditoient .au Doint