des Finances de la France. 327
î’adminiftration qui en découvrit à l’avanceles heureux effets pour l’Etat ? c’eit ce qu’ileft indifférent d’approfondir : il paroît évi-dent feulement, que dans la formation decet établiflement, l’avantage des actionnai-res & celui de la nation, fe trouvèrent'par-faitement réunis.
Voyons d’abord le raifonnement que du-rent faire les négociants ou les capitaliftes,qui donnèrent le premier mouvement à laformation de la banque d’Angleterre. Celled’Âmfterdam, dirent - ils fans doute , n’eftqu’un dépôt dont les fonds inactifs & in-fructueux font enfévelis, en quelque ma-niéré, dans les fouterrains de cette banque.Concevons rm autre plan : établiffons à Lon-dres, fous l’autorifation du Gouvernement,une compagnie privilégiée, compofée d’ac-tionnaires, qui fourniront un capital pourfervir de premier fondement à la fureté pu- •blique ; que cette compagnie, fous le nomde banque d?Angleterre , fe rende dépofitairedes fonds qu’on lui remettra volontaire-
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