des Finances de. ea Fpancf.
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cette monnoie s’eft répandue dans'le Royau-me , on la rapporte de toutes parts au tréibr'public en payement des tributs , & le Sou-verain ne fait plus alors comment pourvoiraux befoins de l’Etat ; car les marchands,les fourniiïeurs , & tous ceux qui traitentlibrement de leurs fervices, ne fauroient fecontenter d’une monnoie fidive, dont ils nepeuvent faire ufage pour fe procurer lesbiens qui leur font nécelfaires.
Suppofons maintenant, que cette mon-noie nouvelle, au moyen d’un intérêt an-nuel qu’on y auroit attaché , ne perdit quedix, vingt ou trente pour cenC , le Souve-rain alors, ne feroit pas dans la néceffité ab-folue de l’éteindre d’une ou d’autre maniéré;mais chaque année il fe trouveroit moins ri-che , puifque ne recevant plus que du papieren payement des impôts , & n’ayant pointd’autres fonds pour fes dépenfes, celles-cihaulferoient néceffairement, en proportionde la perte que la monnoie nouvelle éprou-veroit dans l’opinion.
Tome ITT.
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