des Finances de la France.
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I le vouloir ; car de pareilles inftitutions nefont pas l’ouvrage de l’autorité.
| Un Souverain peut bien , en déployantj fa toute-puiffance , ordonner qu’on admettei dans les payements une monnoie de papier,à laquelle il donne une confiftance plus oumoins grande , foit en y attachant des inté-| rets annuels , foit en y réunifiant quelques| efpérances. Il oblige d’abord fes créanciersà le contenter de cette monnoie : ceux-ci,appuyés de la Loi du Prince , acquittent leursdettes de la même maniéré ; mais à mefureque ces billets fe répartiffent entre les mainsde gens qui n’ont point de créanciers , ilsn’ont plus d’autre moyen d’employer lamonnoie qu’ils ont reçue , qu’en la dcfti—liant à l’aequifition des divers biens dontils ont envie ; & c’eft alors qu’ils éprouventtout le préjudice qui réfulte pour eux dela loi du Prince ; car cette loi ne fauroitcontraindre perfonne à vendre ni ion champ,ni fa maifon , ni fon tems, ni fes fervices,en échange d’une monnoie dont on fe délie \