des Finances de la France.’ 29 ï
tances : c’clt un établiflfement mélé d’inconvé-nients , fans doute ; mais les négociations té-nébreufes dont il a tari la fource, entraînoientdes abus d’une tout autre importance.
Les conditions auxquelles le Mont-de-Piétéprête fur gage, font équivalentes, à-peu-près,à un intérêt de dix pour cent par an; c’elt, ouen convient, un iacrifice conlîdérable pourles emprunteurs: cependant, fi la certitude &la facilité d’une pareille relfource ont délivrédu joug des üfuriers, qui, non-feulement exi-geaient vingt ou trente pour cent, mais quienfeignoient encore aux jeunes gens, l’art decacher leur inconduite; le Mont-de-Piété, fousce rapport, a procuré de grands avantages. Ouelt forcé quelquefois de tranfiger avec les er-reurs & les pallions des hommes ; & telleinftitution fufcefptibie de critique, quand onen conlidére les effets d’une maniéré ifolée,doit être jugée différemment, lorfqu’on exa-mine la nature & l’étendue des inconvénients,:dont ce même établiffement elt devenu lafauve-garde.