des Finances de la France. 28?
dant, ainfi que je l’ai déjà dit, la mefuredes rembourfements doit être déterminéeavec fageffe, & il ne faut jamais perdre de■vue, que c’eft avec les tributs des peuplesqu’on y pourvoit, & que les foulagementsdont ils ont befoin, font auffi une des dettesdu Souverain.
Je n’ai parlé, jufques à préfent, que desmoyens généraux d’adminiilration dont ondoit faire ufage en France, pour affiner oupour rétablir le crédit : mais il elt encoreune conduite , de la part du chef des finan-ces , dont l’effet fur l’opinion eft grand aubout d’un certain teins: cette conduite fedéveloppe fouvent en filence ; mais elle s’ap-plique , cependant, à une infinité de détails,qui tous ont de l’importance. Le Gouver-nement des finances exige continuellement,une prudence , une attention , un difcerne-ment, qui fouvent échappent aux regards ;& dont on ne reconnoît le mérite, qu’aumoment, où une adminiftration différentevient j pour ainfi dire * en donner l’éveil