des Finances de la France. 273
éprouverait dans tous les pays, où l’on n’em-prunterait que pour faire des rembourfe-ments.
C’eftauffi par ces divers motifs, que l’aug-mentation des richeffes publiques en Angle-terre , foit que cette augmentation viennedu commerce, ou des fortunes faites aux In-des, ou par quelque autre voie, eft cnvî-fagée comme autant de nouveaux fonds ,qui ne tarderont pas à^grollir la fomme descapitaux applicables aux emprunts publics.
Une partie des circonilances qui contri-buent , en Angleterre , à la brièveté de lacirculation 4 appartiennent particuliérementà fa fituation, au Gouvernement, & aux ula-ges du pays : & fi l’adminiftration des finan-ces en France, peut par fes foins, abrégerune circulation dont la rapidité eft ü éifen-tiellc ; il eft, cependant, des défavantagesqu’elle ne fauroit vaincre ni changer.
Telle eft, par exemple, la vafte circonfé-rence du Royaume , qui occafionne une dif-perfion plus étendue des capitaux fournis parTome III S