des Finances de la France. 26?
on s’en foit fait une idée diftincle, je ne croispas indifférent d’effayer d’en développer levéritable fens ; & j’indiquerai enfuite, juf-ques à quel degré l’adminiftration des finan-ces en France , peut concourir à la plusgrande activité de cette même circulation.
Le numéraire d’un pays s’applique àdeux objets abfolument différents ; une par-tie fert de mefure continuelle dans les échan-ges , & devient le moyen néceffaire pourpayer journellement les befoins & les com-modités de la vie : c’eft avec cette partie dunuméraire , que d’un bout du Royaume àl’autre , l’on fe préfente dans les marchés,dans les atteliers de travail & dans tous leslieux de trafic, pour fe payer réciproque-ment le prix de fou te ms & de fes denrées.Le numéraire 5 fous ce rapport, eft fournis àune rotation continuelle , provoquée par lesbefoins journaliers , & auffi immuable qu’eux.Voilà donc une première circulation de l’ar-gent , fur laquelle le Gouvernement n’aaucune influence 5 & ne doit point délirerayoir,