l’importance du crédit eft maintenant géné-ralement reconnue ; comme ce n’eit plus lesinjuftices volontaires qu’on redoute, maisles effets du défordre & de la néceffité, onfent aifément, qu’une conduite économe &i'age de la part de l’adminiftration des finan-ces, eft une des premières bafes du crédit. Ilfaut qu’on voie cette adminiftration , s’ap»pliquer fins relâche h la réforme des abus& des gains inutiles ; il faut qu’on la voieréfifter à toutes les prétentions de l’intérêtparticulier ; il faut qu’on la voie occupée, &des difpofitions qui maintiennent le produitdes revenus du Roi, & de celles qui dimi-nuent la fomme des dépenfes. Il faut qu’onfoit perfuadé , que cette adminiftration aconftamment devant les yeux, l’état des af-faires , & il faut qu’on apperçoive l’ordrequ’elle établit pour y parvenir. Il faut enco-re , pour raffermir la confiance, qu’on puifTecroire au crédit du miniftre des finances au-près de fon maître : cette opinion perfuadera,qu’il aura le pouvoir d’influer fur les dépen-
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