des Finances de la France. 243
font utiles aux capitaliftes ; & fi la variétéde ces emplois, le fait revenir un peu pluslentement aux effets royaux, il féconde ,flans fon cours, toutes les entreprifes quifont la première fource des richelfes. Cen’eft donc qu’en de certains moments, queles emprunts des particuliers peuvent riva-lifer avec ceux du Gouvernement ; mais dansl’efpacedes tems, les relfources de la finances’accroiffent avec les progrès de la fortunepublique: ainfi, un Gouvernement, qui fe-roit jaloux des prêts & des emprunts furles terres, & qui dans cet efprit, laifferoitfubfifter les entraves propres à découragerde ces tranfadions, auroit, peut-être, unepolitique femblable à celle qui détermineraità contrarier les travaux utiles, pour faciliterles enrôlements, ou pour foudoyer des fol-dats à plus bas prix.
Enfin, il eft encore une confîdérationà la portée de tous les regards : la dettepublique eft aujourd’hui fi confidérable ,que les conditions auxquelles on peut pla-
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